ATTENTION : site en travaux - CAUTION: work in progress
Recherche




Traduction (littérature)
Traduction (articles)
Liens

Actualité- Société
Plume de presse
Les mots sont importants
Le Monolecte
Fondation Copernic
econoclaste
mouvements
R.E.S.F.
migreurop
cimade
Bakchich

Observatoire des inégalités
Paradis Fiscaux et Judiciaires
Les mots ont un sens
Attac
RISAL (Amérique Latine)
Ciudadanos por la República (Espagne)
mondialisation.ca
Association Européenne pour la défense des Droits de l'Homme

Presse - Critique medias
Contre Info
acrimed
rue89
Le Monde diplomatique
politis
blog des rédacteurs de Politis
Rezo.net
Le Plan B

Littérature - Culture
equi-librio.net
Lekti-ecriture
Livres hebdo
L'interdit
Inventaire/Invention
François Bon

remue.net
La république des livres
Le Matricule des Anges
Vacarme

Informatique - Logiciels libres
Framasoft
Qu'est-ce qu'un logiciel libre?

Divers - Inclassables
Observatoire Zététique

Contact - Infos
Visites

 82884 visiteurs

 7 visiteurs en ligne

Espagne | Eduardo Martos Gómez - La cosa - La chose
Eduardo Martos Gómez (Espagne)



Ce texte fait partie du recueil « 
Lapso ».
Le site de l’auteur :
http://el-aleph.es/lapso/




La cosa

Acaso por el calor excesivo, por una desconocida reacción corporal, o por alguna causa inexplicable, su cuerpo se convirtió por completo en agua mientras dormía, empapando las sábanas. Por la mañana, cuando su madre fue a despertarlo, sólo encontró el cerco de humedad y las lavó.
Pasaron días sin que nadie se preocupara por la súbita desaparición del hijo mayor.
Una tarde casi anochecida sonó el timbre. Al abrir la puerta, una deforme criatura de carne y arterias y cartílagos y huesos visibles se tambaleó y entró en la casa ante el silencio, asombro y repugnancia de la familia. Un olor putrefacto inundó la entrada. El innominable ser miró con ojos ensangrentados, uno en lo que alguna vez debió de ser la frente, y otro en la mejilla, bajo un orificio que tenía que ser la boca; miró a la familia y emitió un sonido inexplicable y terrible, ajeno a la sensibilidad humana, procedente de las pesadillas y los infiernos. Algo después habló sin dientes, que estaban repartidos por sus múltiples miembros incompletos; se dirigió a la madre, murmurando torpemente:
—Tuberías, cloacas... Mamá, ¿por qué me metiste en la lavadora?




La chose

monstre.jpg A cause peut-être de la chaleur excessive, d’une réaction corporelle inconnue ou d’on ne sait quelle inexplicable raison, son corps se liquéfia totalement pendant son sommeil. Le matin, lorsque sa mère alla le réveiller, elle ne trouva qu’une auréole humide et elle lava les draps trempés.
Les jours passèrent sans que personne ne se souciât de la disparition subite de l’aîné des enfants.
Un soir, alors qu’il faisait presque nuit, on sonna à la porte. Lorsqu’on ouvrit, une créature informe composée d’artères, de cartilages et d’os à nu entra dans la maison en titubant, au milieu du silence, de la stupéfaction et la répugnance de la famille. Une odeur putride envahit l’entrée. L’être innommable regarda avec des yeux ensanglantés, l’un deux sur ce qui autrefois avait dû être le front, l’autre sur la joue, au-dessous d’un orifice qui était probablement la bouche ; il regarda la famille et il émit un son inexplicable, terrible, au-delà de toute sensibilité humaine, un son qui sortait des cauchemars et des enfers. La chose ensuite parla sans dents, lesquelles étaient dispersées sur les multiples membres incomplets ; s’adressant à la mère, elle lui murmura maladroitement :
‑Canalisations, égouts… Maman, pourquoi m’as-tu mis dans le lave-linge ?



Prévisualiser Prévisualiser     Imprimer l'article Imprimer l'article

 
^ Haut ^