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Guatemala | José Joaquín López - El migrante - L'émigré

José Joaquín López (Guatemala)

site de l’auteur : anecdotario.net

[traduction]

El migrante

A veces la historia es como la de aquel chavito que se fue para Estados Unidos, que trabajó y trabajó, diciendo que un día iba a regresar a Guatemala. Siempre envió puntual la remesa para sus papás, y con el tiempo alcanzó para construir una casa bien grande para cuando regresara. El chavo, después de 20 años, ya no era tan chavo. Ya tenía cuatro hijos, una pequeña fortuna en dólares que traducida a quetzales ya se miraba bonita. Decidió entonces regresar para quedarse.

Pero nadie de su familia quiso acompañarlo, ninguno extrañaba a un país que nunca fue el suyo, había alguna simpatía por él, para las vacaciones era bonito, pero no para quedarse. Y entonces regresó solo. Volvió a su pueblo natal, con lágrimas en los ojos y ahogándose por el nudo en la garganta volvió a ver a sus papás y a sus hermanos, todos más viejos, más gordos. Y se sintió feliz.

Pero después de una semana descubrió que la Guatemala que tanto extrañaba, de la que tanto comentaba en los foros en Internet, no era ésta que visitaba. No era en la que estaba ahora. Por alguna razón inexplicable ya no era la Guatemala de su nostalgia. Se dio cuenta con dolor que ya no pertenecía a Guatemala, que tenía que regresar al norte, en donde ahora estaba su casa, su familia, su gente, a donde ahora pertenecía.

 

L’émigré

el_migrante.jpgQuelquefois, ça se passe comme pour ce petit gars qui partit aux Etats-Unis, qui travailla et travailla, et qui disait qu’un jour il retournerait au Guatemala. Il envoya toujours ponctuellement le mandat à ses parents, et avec le temps, il réussit à se faire construire une grande maison pour le jour où il reviendrait. Le jeune homme, au bout de 20 ans, n’était plus aussi jeune. Il avait alors quatre enfants, un petit magot en dollars qui, converti en quetzales représentait une sacrée belle somme. Il décida alors de retourner au pays pour y rester.

Mais personne, dans sa famille, ne voulut l’accompagner, personne ne regrettait un pays qui n’avait jamais été le sien, pour lequel on avait de la sympathie, c’était bien pour les vacances, mais pas pour y rester. Il revint dans son village natal les larmes aux yeux, et la gorge nouée il revit ses parents et ses frères, tous plus vieux, plus gros. Et il se sentit heureux.

Mais au bout d’une semaine, il découvrit que le Guatemala qui lui manquait tant, dont il parlait tant sur les forums d’internet, n’était pas celui qu’il visitait. Ce pays n’était pas là où il se trouvait alors. Pour une raison inexplicable, ce n’était plus le Guatemala de sa nostalgie. Il se rendit compte avec douleur qu’il n’appartenait plus au Guatemala, qu’il devait retourner vers le nord, là où était sa maison, sa famille, ses connaissances, vers le lieu auquel il appartenait désormais.

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